Actualité EDAP TMS, des ultrasons qui soignent !

EDAP TMS, des ultrasons qui soignent !

EDAP TMS, PME créée en 1979, cotée au NASDAQ est leader mondial dans la technologie des ultrasons appliquée au médical. Elle est à l’origine de deux technologies, pour le traitement des calculs urinaires et pour le traitement du cancer de la prostate. Celles-ci ont connu un fort retentissement dans le monde médical. Reconnue dans le monde entier, l’entreprise vient tout juste d’obtenir l’homologation de la FDA aux USA pour son dispositif de dernière génération dédié au traitement focal du cancer de la prostate.

Des innovations majeures pour des traitements non-invasifs

En 1993, le premier patient atteint du cancer de la prostate était traité grâce au dispositif à ultrasons conçu et développé par EDAP TMS. 25 ans après, ce sont plus de 45 000 personnes qui ont été soignés dans le monde entier. Deux dispositifs permettent aujourd’hui le traitement non-invasif du cancer de la prostate. Les deux machines vont cibler de façon précise la zone à traiter. La dernière génération va plus loin encore, en ciblant uniquement la partie atteinte par le cancer dans la prostate, limitant ainsi davantage les effets secondaires du traitement.
Quant au traitement des calculs urinaires, EDAP TMS dispose d’une technologie d’ondes de choc exclusive qui permet une fragmentation des calculs puissante. Véritable avantage concurrentiel, elle limite la récidive. Un système unique de localisation du calcul à traiter par échographie permet d’éviter l’utilisation des rayons X.

Depuis 2014, le traitement du cancer de la prostate via les dispositifs EDAP TMS est pris en charge par l’assurance maladie dans le cadre du forfait innovation. Celui-ci vise à favoriser la mise en place de dispositifs médicaux innovants. Une avancée pour les patients favorables à cette thérapie non invasive qui présente peu d’effets secondaires.

Une R&D portée par un partenariat de l’innovation

La force de la Recherche & Développement d’EDAP TMS est la maitrise des technologies mécaniques, acoustiques et électroniques. Mais c’est également un partenariat exemplaire avec des organismes publics, un partenariat tripartite qui lie l’INSERM pour la recherche fondamentale, les Hôpitaux de Lyon (notamment Edouard Herriot) pour les essais cliniques, et EDAP TMS, pour l’industrialisation. Véritable cercle vertueux, il permet à l’entreprise de maintenir un niveau de performance élevé. L’enjeu principal des 17 personnes qui travaillent au sein de ce service est aujourd’hui d’adapter les dispositifs existants à d’autres pathologies. Deux études cliniques sont en cours à Lyon. L’une porte sur l’endométriose et se déroule à l’Hôpital de la Croix Rousse. La deuxième étude est réalisée au centre Léon Bérard. Elle porte sur le cancer du foie.

Investissements soutenus et perspectives américaines

L’entreprise réalise 73 % de son chiffre d’affaires à l’export, avec 5 filiales (Malaisie, USA, Allemagne, Italie, Japon), des bureaux de représentation dans certains pays comme les Emirats Arabes Unis, la Corée du Sud et la Russie, et un vaste réseau de distributeurs. Pour conserver sa longueur d’avance, l’entreprise a prévu de poursuivre un plan d’investissement soutenu. Celui-ci se traduit notamment par une augmentation significative des effectifs. L’entreprise est en recrutement pour toutes les fonctions, R&D, fabrication, qualité…

Enfin, 3 ans après l’homologation d’Ablatherm® HIFU, son dispositif historique pour le traitement du cancer de la prostate, EDAP TMS vient tout juste d’obtenir en juin dernier, à la suite de 10 années de démarches, l’homologation de la FDA aux USA, pour Focal One, son deuxième dispositif pour traiter le cancer de la prostate. Une homologation qui permet son déploiement aux USA mais également une belle progression de son action au Nasdaq.

Chiffres clés

  • CA 2017 : 35,7 M€
  • 200 collaborateurs dont 140 au siège à Lyon
  • Un atelier de 540 m² et 30 postes de travail
  • Près de 350 centres équipés du traitement HIFU pour le cancer de la prostate et 700 d’un lithotriteur EDAP TMS dans le monde
  • Environ 5 semaines (entre 100 et 200h de travail) pour fabriquer une machine

Pauline Dimitrov