Actualité SOLUSTIL : nos métiers sont passionnants, jamais dans la routine !

SOLUSTIL : nos métiers sont passionnants, jamais dans la routine !

Rachetée à Arcelor Mittal à hauteur de 65% en 2017 par le groupe familial Italien Celino, Solustil est une des plus grosses tôleries en France. Elle collabore avec les plus grands comptes des marchés de l’énergie, du transport public, de véhicules industriels, du BTP. Ainsi, Volvo Trucks, Renault Trucks, Schneider Electric, Iveco, Blubus, Caterpillar, Manitou… font fabriquer leurs pièces métalliques au cœur de la région. Echanges avec Philippe PEREYRON, Chief Operating Officer de Solustil.

Pouvez-vous nous présenter votre activité ?IMG_0561

Spécialiste de la tôlerie industrielle, notre matière première c’est la feuille en métal que nous transformons en pièces. La tôle à plat est travaillée et mise en volume. Elle est découpée, pliée, soudée, traitée. D’autres éléments peuvent compléter les pièces, comme des serrures, des charnières ou des éléments plus technologiques. Les pièces fabriquées vont de de 0,5 mm à 20 mm d’épaisseur. Nous produisons des pièces pour camions, engins de levage, mais également des structures d’habillage métal pour des bornes de recharge pour smartphone par exemple. Nos quatre sites sont chacun spécialisés. Ce qui nous permet d’avoir une offre très large et de répondre à toutes les demandes de nos clients.

Quel est votre défi dans la production de ces pièces ?

Nous sommes dans des travaux de précision. Il s‘agit de maintenir et de garantir un très haut niveau de qualité. Quelques microns en plus ou en moins et la pièce n’est pas conforme. Tous nos produits sont contrôlés en sortie de production avec des  machines très perfectionnées comme des colonnes de mesure ou des bras 3D. Solustil est certifiée ISO 14 000 et ISO TS, des normes très exigeantes qui garantissent la qualité. Au-delà, la réactivité est notre deuxième défi. Il s’agit d’être rapide face aux demandes de nos clients.

Pouvez-vous nous parler des métiers dans votre entreprise ?

Autour du travail du métal, nous avons des métiers très variés: plieur, soudeur, tôlier, chaudronnier, peintre ou encore technicien d’usinage en mécanique qui pilote les machines. Les fonctions support sont également importantes chez Solustil. Par exemple le logisticien qui a une mission stratégique. Il réceptionne les programmes de travail des clients avec un prévisionnel de production et une période ferme de livraison. Il doit les intégrer dans notre process, avec une vision logistique globale sur les 4 sites, suivre le programme de la fabrication jusqu’à la livraison. Enfin nos métiers ne sont pas que manuels. Avec la numérisation, il faut être aussi à l’aise avec l’informatique, notamment les logiciels 3D pour concevoir les pièces en amont. Et puis, dans ces métiers, on gagne bien sa vie. Ce sont des métiers passionnants, jamais dans la routine.

Quelles sont les qualités requises pour travailler dans votre entreprise ?

Pour travailler le métal, il faut être bricoleur, aimer construire, créer mais aussi exigeant et aimer le travail bien fait. Chez nous toutes nos pièces doivent obtenir 20/20. Quand on voit passer un camion, ou un engin élévateur, on se dit que ce sont les pièces qu’on a fabriqué qui leur permettent de fonctionner. C’est une vraie satisfaction et une façon de contribuer à l’économie du pays. Malheureusement les métiers manuels n’ont pas la cote auprès des jeunes. Et pourtant ce sont des métiers précieux.

Quelles sont les perspectives de Solustil ?

L’acquisition de Solustil par le Groupe Celino a permis de redonner confiance à nos clients historiques. Nous avons retrouvé l’agilité et la réactivité que nous avions perdue chez Arcelor Mittal. Nous nous ouvrons également au marché Italien. Puis, le nouvel actionnaire a prévu d’investir dans de nouveaux process et de nouveaux équipements pour élargir l’offre produit et fabriquer des lasers tubes ou des cintreuses tubes. C’est une première en France. Ces équipements permettront d’aller chercher de nouveaux marchés chez nos clients et nos prospects. Enfin, un nouvel ERP (progiciel de gestion intégré) va bientôt être installé, ce qui va permettre d’optimiser le pilotage en temps réel de la  production et de réajuster le process le cas échéant.

 

Chiffres clés

  • 65 M€ de CA dont 20% à l’export
  • 415 collaborateurs
  • 100 à 150 intérimaires
  • 4 sites de production : La Boisse (Ain), Trévoux (Ain), Arnas (Rhône) et Montélier (Drôme).

Salome Gaudibert