Sur ces 2350 jeunes, on compte 1300 nouveaux qui entrent en Bac pro, BTS, Licence pro et Formation d’Ingénieur. . Comme chaque année, les équipes du centre de formation se sont attachées à ajuster les formations aux besoins des entreprises et à la typologie des métiers, mais aussi à relever les défis liés à des changements dans l’organisation de l’enseignement. Echanges avec Antoine Ancona, directeur du CFAI.

antoine anconaLe remplacement du DUT par le BUT a un fort impact sur les offres de formation du CFAI dans le supérieur, pouvez-vous nous en dire plus ?

La transformation du DUT, Diplôme Universitaire de Technologie en 2 ans, en BUT, Bachelor Universitaire de Technologie, en 3 ans a effectivement changé de nombreux repères pour les formations dans le supérieur. Un des enjeux, cette année, était de maintenir une offre de formation en licence professionnelle complémentaire à ce nouveau parcours en Bac + 3 qu’est le BUT. Grâce au partenariat historique avec l’IUT de Lyon 1, nous avons réussi à maintenir cette offre en intégrant des étudiants issus de BTS. Ces profils généralement issus d’une filière technologique voire professionnelle sont plutôt appréciés des entreprises.

Toutes les demandes d’alternants et d’apprentis des entreprises seront-elles honorées ?

Je rappelle tout d’abord, que nous proposons des formations de niveau bacs pros, BTS, licences pros, masters et ingénieur. S’il n’y pas trop de difficultés à rencontrer des candidats pour les formations du supérieur, la situation est plus tendue sur formation de techniciens voire depuis quelques années sur les formations de techniciens supérieurs. Pour cette rentrée, nous avons réussi à stabiliser l’effectif en bacs pros et BTS, mais nous savons que, malgré nos efforts de nombreuses demandes d’entreprises ne seront pas honorées faute de candidats.

Est-ce que les actions menées ces dernières années sur l’attractivité des métiers industriels commencent à porter leurs fruits ?

Les lignes commencent à bouger lentement du côté des jeunes. Mais du côté des acteurs de l’éducation nationale et des prescripteurs, l’évolution est plus marquée. On sent que leur regard sur l’industrie change. La richesse des métiers commence à être reconnue et on n’est plus les seuls à vanter les atouts de nos entreprises.

Sur le supérieur, on bénéficie aussi de l’image qui se développe autour du rôle de l’industrie sur la réduction de l’empreinte carbone. Les jeunes en prennent conscience et veulent contribuer à ces grandes thématiques de développement durable en trouvant leur place dans une industrie qui se transforme et qui transforme le monde.

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