Actualité Pour le Groupe Gonzales, un partenariat entre les grands groupes, les ETI et les PME permettra à l’industrie de se réinventer !

Pour le Groupe Gonzales, un partenariat entre les grands groupes, les ETI et les PME permettra à l’industrie de se réinventer !

Le Groupe Gonzales, conçoit et fabrique des machines spéciales pour des secteurs d’activités très variés. Cette ETI familiale, traverse cette période incertaine avec des convictions fortes. Il considère notamment qu’un bon positionnement marché au niveau du Groupe, qu’une politique étatique volontaire au niveau national et européen, ainsi que des partenariats d’excellence entre les grands Groupe du CAC 40 et les ETI et PME pourront contribuer à un renforcement de la compétitivité de l’industrie Française !

On parle beaucoup de relocalisation en ce moment, quelle est la vision du Groupe sur le sujet ?

Caroline Delloye, Directrice générale Adjointe du Groupe :

Le contexte mondial actuel peut avoir sur le court terme un effet positif sur les relocalisations. Ce notamment sur des secteurs stratégiques. Cependant il faut se poser les bonnes questions du pourquoi de la délocalisation avant de pouvoir définir les facteurs clés de succès ouvrant le champ aux relocalisations.

Les raisons de la délocalisation des dernières décennies sont avant tout motivées par une recherche de nouveaux marchés, un positionnement au plus proche des clients internationaux ainsi qu’une recherche de compétitivité et d’optimisation des profits.
C’est donc clairement sur les leviers de compétitivité, de productivité et de qualité et innovation de l’offre que doit se positionner l’industrie française via un travail en commun et des partenariats entre les différents acteurs que sont l’état, les ETI, PME et les grands groupes. Les grands groupes ont un rôle primordial dans ce schéma dans la mesure où leur orientation d’achat de machines spéciales conditionne la fabrication en France

Nous pourrons difficilement nous renfermer sur nous même et fermer les frontières pour faire du 100% made in France. Il faut donc etre fort dans le système !

Justement, quels sont les atouts de l’industrie française ?

La France a de grandes compétences « métiers » dans l’industrie, ne l’oublions pas, le fait d’innover est primordial, mais fabriquer les fruits de nos innovations est également très important, ne perdons pas nos métiers de fabrication comme l’usinage, la mécano soudure, le montage…

A ce propos, nous pourrons notamment présenter quelques métiers de nos industries lors de la finale nationale des Worldskills prévue initialement en décembre 2020 et décalée sur 2021 et lors de la finale mondiale en septembre 2023, deux évènements qui se tiendront à Lyon. Cette vitrine permettra de faire connaître nos métiers au grand public et de faire naître des vocations.

Comment envisagez-vous les leviers de la reprise pour l’industrie française ?

On sait que la relocalisation passera par la robotisation et l’automatisation des lignes de production. Les PME mais aussi les grands groupes ont un train de retard par rapport à l’Asie sur le sujet. La robotisation est encore très mal vue par l’opinion publique, nous devons faire de la pédagogie, expliquer en quoi les robots ne détruisent les emplois, mais créent de nouveaux métiers. Une prise de conscience est en train de s’opérer, un débat social devra avoir lieu.

Les leviers passeront par la compétitivité, un redoublement des efforts des opérateurs économiques que nous sommes, un bon positionnement marché, une recherche d’intelligence dans nos schémas industriels ainsi qu’une optimisation de nos processus de fabrication.

Le plan de relance proposé par l’état va dans le bon sens et les mesures proposées seront indispensables pour nos entreprises Françaises. L’Etat français doit aussi s’engager fermement auprès des instances européennes en vue de mettre en place une réciprocité douanière et normative avec les autres grandes zones concurrentes dont la Chine en premier lieu.

Enfin, une prise de conscience des grands donneurs d’ordre français ! Ceux-ci doivent supporter le tissu économique local en permettant aux PME et ETI de conserver un mix innovation-fabrication pertinent et pérenne. Le travail en meute entre opérateurs économiques français est hélas peu pratiqué même en plein contexte de crise sanitaire !

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