La transition vers une économie plus respectueuse de l’environnement est devenue une priorité pour tous et les industriels ont un rôle important à jouer dans le processus. C’est dans cette optique que la loi « Climat-Résilience » a créé l’objectif du Zéro Artificialisation Nette (ZAN) en 2021. Zoom sur ce concept et l’action de l’UIMM pour défendre les intérêts des industries.

Le ZAN soulève des défis majeurs pour les industriels, notamment en ce qui concerne l’accès au foncier et les contraintes réglementaires. Il exige des territoires une réduction de 50 % du taux d’artificialisation nette d’ici 2050, interdisant ainsi toute construction sur des espaces naturels préservés à partir de cette date.

Sur le territoire de la Métropole de Lyon, la trajectoire vers le ZAN est une réalité. Sous la présidence de Bruno BERNARD, elle s’est engagée à réduire de 57 % sa consommation d’espaces naturels d’ici 2030. La collectivité a lancé des projets d’urbanisation sur 96 hectares, principalement sur des terrains déjà urbanisés, tout en convertissant 71 hectares de surfaces urbanisables en réserve naturelle.

Consciente des enjeux liés à la transition écologique et à la réindustrialisation, l’UIMM insiste sur la nécessité de développer de nouveaux sites industriels tout en tenant compte des objectifs de lutte contre l’artificialisation, ce qui pourrait notamment passer par la réhabilitation de friches industrielles existantes.

Pour atteindre ces objectifs, l’UIMM agit à plusieurs niveaux. D’une part, elle dialogue avec les pouvoirs publics via des organisations comme le MEDEF et France Industrie, afin de représenter les intérêts des industriels. D’autre part, elle sensibilise les élus locaux aux retombées socioéconomiques des projets industriels et s’efforce de créer un écosystème favorable à leur réussite.

Les besoins des industries sont clairs : elles nécessitent des terrains appropriés, bien situés, équipés et connectés aux ressources nécessaires. Dans cette optique, les UIMM territoriales jouent un rôle clé en étant des interlocutrices privilégiées des collectivités locales. Elles offrent leur expertise et leur accompagnement pour faciliter l’implantation des entreprises industrielles, tout en sensibilisant et en faisant du lobbying auprès des élus locaux pour lever les obstacles à leur installation.

En résumé, face au défi du ZAN et de la préservation des espaces naturels, l’action de l’UIMM apparaît comme un élément essentiel pour concilier développement industriel et respect de l’environnement, tout en permettant une transition progressive vers des pratiques plus durables pour l’avenir de nos industries.