Fondée en 2001 et implantée à Saint-Genis-Laval, Aeroform Composites est spécialisée dans la fabrication et la réparation de pièces structurelles en matériaux composites pour les acteurs internationaux de l’aéronautique et du spatial. Pour répondre à un besoin de montée en compétences ciblé, son dirigeant, Franck MARTEL, a choisi l’AFEST. Il revient sur cette démarche et ses bénéfices.

Franck MARTEL, CEO, Aeroform Composites
Pourquoi avoir mis en place l’AFEST chez Aeroform Composites ?
Lorsque nous avons envisagé cette solution, je ne connaissais pas précisément le dispositif. C’est Florence, Consultante RH pour UIMM LYON CONSEIL et référente AFEST, alors en mission dans notre entreprise, qui nous a orientés vers cette approche.
Notre besoin était très concret : faire évoluer un collaborateur sur de nouvelles compétences. Les formations classiques, souvent trop généralistes ou théoriques, ne correspondaient pas à notre réalité. L’AFEST, en revanche, permet un accompagnement personnalisé, directement ancré dans l’activité de l’entreprise. Ce qui est particulièrement intéressant, c’est que ce dispositif implique activement à la fois le salarié formé et son manager. L’un gagne en compétences, l’autre développe sa posture de formateur.
Quel accompagnement avez-vous reçu dans la mise en œuvre de l’AFEST ?
En tant que PME sans service RH dédié, nous avions besoin d’un appui solide pour cadrer la démarche. Florence nous a accompagnés tout au long du processus : définition du parcours, structuration des étapes, gestion des procédures… C’est un travail méthodique, qui demande rigueur et progressivité. Grâce à ses conseils et son suivi régulier, nous avons pu avancer sereinement, en respectant les jalons.
Quels résultats concrets avez-vous observés ?
Le collaborateur concerné, câbleur expérimenté, a pu élargir son champ d’intervention à des étapes en amont du câblage, comme le flashage ou l’initialisation de cartes électroniques. En 4 à 6 mois, il a gagné en autonomie, en confiance et en compétences. Le bénéfice a aussi été collectif : le tuteur s’est investi pleinement, trouvant du sens dans ce rôle de transmission. Cela a renforcé la dynamique d’équipe.
Au-delà de la progression individuelle, nous avons aussi compris l’importance de formaliser le savoir. Cette démarche nous a incités à mieux documenter nos procédures techniques. Désormais, nous sommes davantage tournés vers la création de supports internes, qui capitalisent les expertises. Et, point important, l’AFEST est reconnue dans le cadre du plan de développement des compétences.
Quelle a été l’implication du manager dans cette formation ?
Le tuteur a joué un rôle clé. Il faut une personne expérimentée, capable d’organiser, structurer et rendre transmissible un savoir souvent implicite. Ce n’est pas un simple accompagnement, c’est une véritable posture pédagogique à adopter.
Florence l’a guidé tout au long du parcours, notamment pour traduire son expertise en étapes claires et accessibles. Ce travail est exigeant, mais aussi valorisant : il permet de prendre du recul sur ses pratiques et d’ancrer durablement les savoirs dans l’entreprise.
Quels enseignements tirez-vous de cette expérience ?
Cette première expérimentation a été un déclic. Nous avons compris qu’un savoir non partagé est un risque pour l’entreprise. Il faut l’identifier, le documenter, et le transmettre. C’est une évidence, surtout pour les postes clés.
Ce que nous avons mis en place pour la production, nous essayons maintenant de l’étendre à d’autres fonctions, dont l’administration ou le commercial. L’AFEST nous a donné une méthode pour structurer la transmission, et nous comptons bien poursuivre dans cette voie.
Pour en savoir plus, contactez Aurélien BARBY, Directeur UIMM LYON CONSEIL : a.barby@uimmlyon.com