Pour certains, l’apprentissage est une manière de découvrir le monde professionnel tout en poursuivant ses études. Pour d’autres, c’est aussi l’occasion de mettre en pratique une passion et de construire progressivement son projet professionnel.

À l’occasion de cette rentrée, Ambre Cases, en BTS Conception et Réalisation en Chaudronnerie Industrielle (CRCI), et Imrane Bouhafs, en BTS Conception des Processus de Réalisation de Produits (CPRP), racontent leur parcours, leur quotidien entre le CFAI Lyon (IRI*) et l’entreprise, et leurs projets pour la suite.

*Institut des Ressources Industrielles.

 

« J’adore l’acier » : quand la passion de la matière guide le choix d’un métier

Pour Ambre, le choix de la métallurgie remonte à loin. « C’est depuis que je suis petite, j’adore l’acier. L’amour de la matière », explique-t-elle.

Aujourd’hui en alternance, elle partage son temps entre le CFAI et le bureau d’études de l’entreprise. Un environnement qui lui permet de découvrir concrètement les différentes étapes nécessaires à la réalisation d’une pièce.

« Dès qu’on a les devis, on va commander la matière, faire la pièce en 3D, faire tout ce dont l’atelier a besoin pour la fabriquer », détaille-t-elle. Son rôle ne s’arrête pas à la conception : elle participe également au suivi de la fabrication et au contrôle des pièces.

Photo A2

Si Ambre a choisi l’apprentissage, c’est aussi pour sortir de sa zone de confort. Après avoir envisagé une formation initiale, elle souhaitait « se challenger, sortir de ce qu’[elle] connaissait ».

Au CFAI, elle retrouve davantage la dimension théorique de sa formation, tandis que l’entreprise lui permet de confronter ces connaissances aux réalités du terrain.

 

De l’usinage découvert au collège à un projet dans l’industrie

Le parcours d’Imrane est différent. Après le collège, il cherche d’abord sa voie et découvre l’usinage grâce à un membre de sa famille.

Il s’oriente alors vers une formation qui lui permet de consacrer une grande partie de son temps à la pratique. Après l’obtention de son CAP puis de son bac, il décide de poursuivre ses études afin d’acquérir davantage de qualifications et de pouvoir évoluer dans le secteur industriel.

C’est en visitant le CFAI qu’il découvre l’alternance. « Ça m’a plu […], ça me permet de pratiquer manuellement », résume-t-il.

Pour lui, l’un des principaux intérêts de l’apprentissage réside justement dans cette alternance entre formation et vie professionnelle.

« On commence un peu à avoir une vie de quelqu’un de professionnel qui travaille. Ça change de l’aspect étudiant à 100 %. »

 

Entre le CFAI et l’entreprise : trouver son rythme

Pour Ambre comme pour Imrane, l’arrivé au CFAI, leur a permis de découvrir ou retrouver un environnement de formation qui alterne enseignements théoriques et apprentissages plus spécifiques à leur futur métier.

Mais passer de l’école à l’entreprise demande aussi de trouver son organisation.

« Il faut vraiment trouver le rythme idéal », explique Imrane. Car être en alternance signifie aussi ne pas mettre les cours de côté lorsque l’on est en entreprise, ni oublier ses responsabilités professionnelles lorsque l’on revient au CFAI.

Au centre de formation, il suit notamment des enseignements généraux comme les mathématiques, le français ou l’anglais, mais aussi des cours plus directement liés à son domaine de spécialisation. En entreprise, son quotidien est davantage tourné vers la production.

« J’arrive le matin, j’allume ma machine, je fais les pièces », raconte-t-il.

Photo I3

Son activité lui permet de travailler sur des productions variées : pièces destinées notamment aux portes d’ascenseur ou au secteur électrique, mais aussi, ponctuellement, des pièces unitaires ou des prototypes. « C’est un peu varié », souligne-t-il.

Cette diversité est aussi l’un des intérêts de l’apprentissage : découvrir concrètement plusieurs facettes d’un secteur et progressivement préciser ce que l’on souhaite faire.

 

Et après le BTS ?

Pour les deux apprentis, le BTS ne constitue pas nécessairement une fin en soi.

Ambre envisage déjà de poursuivre avec une licence professionnelle, avec l’objectif de s’orienter ensuite vers un bureau des méthodes. Elle est particulièrement attirée par la question de la faisabilité : après la conception d’une pièce au bureau d’études, le bureau des méthodes réfléchit à la manière de la réaliser concrètement.

« C’est vraiment le côté faisabilité de la chose » qui lui plaît, explique-t-elle.

Imrane, lui, hésite encore entre entrer directement dans le monde professionnel et poursuivre ses études. L’objectif reste cependant le même : continuer à développer ses compétences et ses qualifications pour pouvoir évoluer dans l’industrie.

Deux parcours différents, donc, mais une même volonté de construire progressivement leur avenir professionnel.

 

« On apprend des choses concrètes »

Lorsqu’on leur demande pourquoi un jeune pourrait choisir l’apprentissage, leurs réponses se rejoignent sur un point essentiel : la confrontation au monde professionnel.

Pour Ambre, l’apprentissage est synonyme d’« indépendance ». Être en entreprise permet de développer une attitude professionnelle, de commencer à acquérir de l’expérience et, devenir autonome financièrement.

Pour Imrane, l’intérêt principal est ailleurs : « On ne reste pas tout le temps dans une salle, on apprend des choses concrètes. »

Une manière, selon lui, de donner du sens aux apprentissages en développant directement un savoir-faire professionnel.

À travers leurs parcours, Ambre et Imrane montrent ainsi deux façons d’entrer dans l’industrie : par passion pour la matière pour l’une, par la découverte progressive d’un métier pour l’autre. Mais tous deux ont fait le choix de l’apprentissage au CFAI Lyon, pour apprendre, expérimenter et commencer à construire leur avenir professionnel dès aujourd’hui