À travers une lettre ouverte aux parlementaires, l’UIMM appelle à des actes concrets pour soutenir la réindustrialisation et préserver les leviers essentiels du développement industriel. Parce qu’une France forte passe par une industrie forte, mobilisons-nous pour redonner à nos entreprises les moyens d’agir.
Votez pour une industrie forte.
Agissons que la France s’en sorte !
Nombreux sont les discours politiques en faveur de la réindustrialisation. Nous nous en réjouissons.
Rares sont toutefois les actes qui permettent de concrétiser cette ambition. Nous nous en désespérons.
Trop fréquents enfin, sont les renoncements au temps long – celui de l’industrie – sacrifié sur l’autel d’un présent éphémère qui scelle inexorablement un destin national mortifère. Nous le dénonçons.
Les textes budgétaires pour 2026 ont été proposés par le Gouvernement. Si certaines orientations vont dans le bon sens – notamment la reprise de la baisse de la CVAE, l’ensemble du cadre budgétaire ne peut que nous inquiéter profondément. Plus de 10 milliards d’euros de nouveaux impôts et taxes frapperont les entreprises, après plus de 13 milliards l’an dernier ! Et ce, alors même que nous mesurons la toxicité de ce cocktail à travers le thermomètre des défaillances d’entreprises, désormais au plus haut niveau depuis 2009. C’est une lente agonie économique, sociale et budgétaire. C’est une lente agonie collective.
Vous, parlementaires, débattrez de ces textes et vous voterez. C’est fondamental pour notre démocratie. Ce sera déterminant pour l’avenir de notre pays.
Durant l’examen de ces textes, nous, industriels, nous continuerons à nous battre.
Nous nous battons face à une concurrence internationale très agressive, qui se nourrit en premier lieu de nos faiblesses : l’incertitude, l’attentisme et la division.
Nous nous battons, lestés d’un carcan administratif et fiscal infernal, sans égal à l’international.
Nous nous battons, aussi, face l’irrationnalité galopante, qui conduit à renier le progrès scientifique pour l’ivresse d’une dose supplémentaire de clics.
Nous nous battons et nous nous battrons. Oui. Car c’est fondamental pour nos projets, pour nos salariés, pour nos bassins de vie, pour notre modèle économique et social, et donc pour notre pays.
Mais l’énergie considérable que nous y consacrons et que nous y consacrerons, gagnerait à être pleinement et uniquement investie dans la construction de l’avenir. La voir se perdre sans cesse dans des combats stériles, alors que nos concurrents avancent à grands pas, ne peut susciter qu’une profonde exaspération. C’est l’antichambre d’une colère viscérale face à l’anéantissement grandissant de tant d’efforts individuels et collectifs pour innover, former, et rendre attractif notre pays ».
Alors que vous allez débattre, nous vous appelons solennellement à préserver les leviers du développement de l’industrie, si vous voulez, comme nous le voulons, agir résolument en faveur de la capacité de notre pays à se redresser, à se projeter et à adresser les défis des transitions technologique, énergétique, climatique.
Ces combats, seuls, nous, industriels, nous ne pourrons les gagner.
Ces combats, seuls et toujours plus taxés, freinés et stigmatisés, nous sommes assurés de les perdre.
Ces combats, ensemble, nous devons nous y préparer pour espérer les remporter.
Ces combats, nous avons le devoir moral de les mener pour transmettre à nos enfants une France forte et souveraine.
Votez donc pour une industrie forte.
Agissons pour que la France s’en sorte !